via skippersmagazine
1976 foiling picture ! Eric Tabarly testing the prototype of Paul Ricard. Central hull comes from a Tornado catamaran !
.
BANQUE POPULAIRE DÉCIDE DE ME LAISSER À QUAI
J’ai donné
naissance en novembre 2022 à une petite fille. Alors que rien ne m’y
obligeait, j’avais informé mon sponsor Banque Populaire dès février 2021
de mon projet d’enfant. Ils m’ont tout de même choisie pour ce nouveau
Vendée Globe et ont communiqué sur notre engagement mutuel à l’automne
2021.
J’ai appris vendredi dernier que Banque Populaire avait
finalement décidé de me remplacer. Par leur décision, et malgré ma
volonté constante, je ne serai pas au départ du Vendée Globe 2024.
Les règles du Vendée Globe pour l’édition 2024 imposent à tous les skippers une concurrence basée sur le nombre de milles parcourus en course. Sur ce critère, j’ai bien sûr pris du retard face aux autres concurrents au départ, cette maternité m’ayant empêchée d’être présente sur les courses qualificatives pendant un an.
Aujourd’hui Banque Populaire décide que cela représente pour eux un « risque » qu’ils ne souhaitent finalement pas courir.
Je suis sous le choc, d'autres projets lancés bien plus récemment continuent pourtant sans sourciller. Il restait 2 saisons complètes et 4 transatlantiques pour revenir au niveau, j'étais à fond pour finir ma rééducation au plus vite.
Mais pour Banque Populaire ce serait « laisser le destin choisir à leur place », alors qu’ils « se doivent » d’être au départ du Vendée Globe. Ils sont prêts à assumer le risque d’un trimaran géant, et tous les aléas naturels, techniques et humains liés à la course au large, mais visiblement pas celui de la maternité.
Si la course au large existe aujourd'hui c'est parce que des sponsors la choisissent comme levier de communication et s'en servent pour raconter de belles histoires sportives et donc, a priori, humaines. Je suis dans l’incompréhension totale face à l'histoire que ce sponsor fait le choix de raconter aujourd'hui : « Le Vendée Globe, à tout prix. »
L’organisation du Vendée Globe se contente par ailleurs d’être "désolée
pour moi" mais "ne peut rien faire". C’est pourtant elle qui écrit les
règles. Rappelons qu'il y a 4 ans j'aurais été sélectionnée
automatiquement car finisseuse de l'édition précédente. Rappelons que 13
bateaux neufs (1/3 de la flotte) bénéficient d'une dérogation pour être
sélectionnés d'office au prochain Vendée Globe au nom du soutien à
l’innovation.
Les règles d’une compétition sont censées garantir
l’équité et l’esprit sportif. Aujourd’hui, force est de constater que
les règles choisies par le Vendée Globe interdisent à une femme d’avoir
un enfant, quand bien même elle serait une sportive reconnue, déjà
finisseuse de l’édition précédente. Au 21e siècle, à qui veut-on faire
croire que de telles règles seraient équitables ? On a beau jeu de
déplorer, ensuite, le faible nombre de femmes sur les lignes de départ.
Je tiens à remercier les personnes qui m’ont soutenue et qui se
reconnaîtront. Je suis déterminée à revenir naviguer, sous les couleurs
d’un partenaire de confiance dont je partagerai les convictions
humaines. Ma passion pour la voile reste entière, et je saurai dépasser
rapidement la désillusion que je vis aujourd’hui.
Je pense surtout à
toutes les femmes, les sportives et les autres, qui traversent des
difficultés similaires sans avoir cette opportunité de prendre la
parole. Que signifie l’égalité pour les femmes ? Se comporter en tout
point comme les hommes et donc surtout ne pas être enceinte ? Si je
m’exprime aujourd’hui, ce n’est pas par vengeance, pour attirer
l’attention ni me faire plaindre, mais pour susciter la réflexion, et
dans l’espoir de faire progresser notre société.
https://www.facebook.com/100044425930045/posts/726822425475282/
En avril 2021, quelques mois après l’arrivée du Vendée Globe, Banque Populaire se réengageait pour la 4ème fois de son histoire dans cette course mythique aux côtés de Clarisse Crémer.
En octobre 2021, l’organisateur du tour du monde annonçait une nouvelle méthode de qualification inédite ne permettant plus aux finishers d’être directement qualifiés pour l’édition suivante.
Elle instaurait un système d’accumulation de points à acquérir entre l’hiver 2021 et l’été 2024 par la participation à des courses du circuit pour l’attribution des 40 places de l’épreuve (dont une wildcard).
Pour se conforter à ce nouveau règlement, le Team Banque Populaire a loué un bateau afin de participer aux courses de la saison 2022 et de se donner ainsi toutes les chances avec Clarisse de marquer des points nécessaires en attendant la livraison du monocoque Banque Populaire XII en décembre 2022 (ex-Apivia).
N’ayant pu participer à ces courses pour des raisons heureuses de maternité, Clarisse est aujourd’hui dans une situation qui ne lui permet pas d’espérer obtenir le nombre de points nécessaires pour se qualifier pour le Vendée Globe 2024.
Conscient de ce risque depuis plusieurs mois, le Team Banque Populaire avait entrepris des échanges avec la SAEM Vendée dès l’été 2022 pour aborder la situation singulière de la navigatrice, 12ème du Vendée Globe 2020/2021, 1ère femme et détentrice du record féminin.
Déterminé à prendre le départ de la course à ses côtés en 2024, plusieurs solutions ont été proposées par le Team Banque Populaire à l’organisateur pour que le règlement prenne en compte la situation des femmes dans le Vendée Globe et la question de la maternité.
Toutes ces propositions, ainsi que les demandes d’attribution d’une garantie de wildcard, ont été rejetées, y compris celle formulée il y a quelques jours encore, et c’est regrettable.
Afin, malgré tout, de garantir l’avenir du projet sur le prochain Vendée Globe et au regard des investissements humains (constitution d’une équipe) et financiers (acquisition d’un bateau), le Team Banque Populaire doit malheureusement se résigner à faire évoluer son projet en confiant la de Banque Populaire XII à un nouveau skipper dont le nom sera communiqué dans les prochains jours
Banque Populaire aurait aimé que l’histoire initiée il y a 4 ans connaisse un autre dénouement et souhaite remercier Clarisse pour toutes les émotions vécues et partagées sur terre comme en mer.
Cette situation malheureuse qui impacte le destin de Clarisse Crémer, une navigatrice talentueuse que le Team Banque Populaire a accompagnée depuis ses premiers bords en IMOCA, doit permettre d’ouvrir plus largement le sujet des femmes et de la maternité dans la voile.
Engagée dans ce sport depuis 34 ans, Banque Populaire est attachée aux valeurs de mixité et d’égalité des chances et est déterminée à participer aux travaux nécessaires avec les différents acteurs pour le faire progresser.
Après six mois d’errance en mer à la recherche d’un port refuge, le porte-avions brésilien Sao Paulo, ex-Foch français qui devait être démantelé dans un chantier turc à Aliaga mais finalement refoulé des eaux turques, sera coulé dans l’Atlantique, ont indiqué les autorités brésiliennes.
« Face aux risques qu’implique le remorquage et en raison de la détérioration de la flottaison (…), la seule solution est d’abandonner la coque en la coulant de façon contrôlée », ont expliqué le mercredi 2 février dans un communiqué conjoint la marine et le ministère de la Défense du Brésil, ajoutant que vu son état, « un naufrage spontané » de la coque était inéluctable à terme, rapporte l’AFP. Fin janvier, la marine avait annoncé avoir pris en remorque l’ancien porte-avions dans l’Atlantique, à 315 km des côtes brésiliennes. Plusieurs organisations environnementalistes, dont Shipbreaking platform et Robin des bois, avaient alors fait part de leurs craintes de voir se préparer une opération de sabordage qui entraînerait le rejet de centaines de tonnes d’amiante, de PCB toxiques, de peintures chargées de métaux lourds et de matière radioactive dans le milieu marin.
L’ancien porte-avions français, parti de Rio de Janeiro en août, devait être déconstruit dans les chantiers turcs d’Aliaga, mais la Turquie a refusé son accès aux eaux territoriales considérant que les conditions requises concernant l’inventaire des substances dangereuses n’étaient pas remplies. Depuis son retour au Brésil en octobre, le navire erre dans les eaux territoriales sans autorisation d’accoster. Construit entre 1957 et 1959 à Saint-Nazaire, le Foch a été pendant 37 ans au service de la marine française. Il avait été acheté le 15 novembre 2000 par le Brésil, qui l’avait rebaptisé Sao Paulo.
des éléments de réflexion sur cette situation >>
Canopée, est arrivé pour la première fois au port de Pariacabo, à Kourou, le 13 janvier. Ce cargo, qui sera bientôt équipé de voiles, est conçu pour le transport des pièces du lanceur Ariane 6.
Le navire Canopée, destiné au transport d’Ariane 6, a accosté pour la première fois au port de Pariacabo, à Kourou, ce 13 janvier 2023. Le cargo avait quitté le port de Rotterdam le 27 décembre dernier et "finalise" ainsi sa "campagne d'essais en mer", indique ArianeGroup.
"Le bateau répond pleinement aux objectifs du programme : réduire les couts, raccourcir les cycles de production, et réduire notre empreinte environnementale", s'est félicité Karl-Heinz Servos, Directeur Industriel d’ArianeGroup. Canopée devrait permettre "à terme de diviser par deux les coûts de transport". Tel est l'engagement du maitre d'œuvre de la fusée.
Le bateau chargera dès cet été le lanceur Ariane 6 destiné au vol inaugural, puis les lanceurs suivants déjà en intégration dans les usines d’ArianeGroup en France et en Allemagne.
Canopée, 121 mètres de longueur sur 22 de largeur, est conçu "sur-mesure" pour les besoins de la nouvelle fusée européenne. Ce navire de 10 000 tonnes est pensé pour transporter en une seule fois l’ensemble des colis fragiles : les étages et des sous-ensembles du lanceur. Sa propulsion hybride est composée de voiles articulées et de moteurs traditionnels. Ses quatre ailes articulées seront intégrées "d'ici à l'été".
L’exploitation de ce "cargo à voiles de nouvelle génération" par ArianeGroup a débuté fin décembre.
https://www.franceguyane.fr/canopee-le-cargo-concu-pour-ariane-6-919469.php
pour suivre ce Ro-Ro, grâce à l'AIS >>> https://www.marinetraffic.com/en/ais/details/ships/shipid:7438223/mmsi:228438700/imo:9924120/vessel:CANOPEE
le site des architectes VPLP >> https://www.vplp.fr/maritime/canopee/
Le Conservatoire du littoral et ses partenaires sont engagés dans la restauration, la préservation et l’ouverture au public d’un patrimoine d’exception, le site et le phare du Cap Béar. De art et d’autre du cap se situent Port-Vendres et le site de Paulilles. Ce cap est d’ores et déjà fréquenté mais l’accueil du public n’y étant pas organisé, les espaces naturels adjacents sont dégradés.
Actuellement, le public est frustré de ne pouvoir visiter le phare ni d’avoir de l’information au sujet du site. Les bâtiments annexes sont dégradés, ce qui nuit à l’image du site. Aujourd’hui inaccessible, le phare du Cap Béar qui ouvrira ses portes en 2024, révèlera ses richesses architecturales et technologiques.
Le phare du Cap Béar et ses annexes sont classés au titre des monuments historiques depuis 2012 et situés en site classé compte tenu de la valeur paysagère du secteur. Il est fréquenté chaque année par environ 50 000 visiteurs et randonneurs qui sillonnent le sentier du Littoral.
La communauté de communes Albères Côte Vermeille Illibéris porte la maîtrise d’ouvrage de la valorisation culturelle et touristique de ce phare qui est affecté au Conservatoire du littoral. Le projet vise à mettre en valeur le cap dans son ensemble (phare, bâtiments annexe, aménagement des tracés pédestres et cyclistes, etc.).
plusieurs années sans trouver d'explication
à la présence de cet hydravion italien à Port Vendres.
Cette photo avait été longtemps accrochée sur un des murs du bistrot "Le France"
et le hasard au cours d'une consultation de cette somme d'infos sur les activités du port
"Port Vendres au fil du temps"