lundi 12 octobre 2015

Le zéro des mers à Marseille

À quelques semaines de la Cop 21, un instrument du XIXe siècle s’avère plus utile que jamais. Après avoir fixé le zéro des cartes, le marégraphe de Marseille mesure l’augmentation du niveau de la mer.

Renaissance. Niché dans le dur calcaire de la corniche de Marseille, le marégraphe revient de loin. Dans ce solide bâtiment de pierre de taille se cache une petite merveille de la technologie du XIXe siècle qui, après avoir failli y passer, fonctionne toujours comme une horloge. Ce « phare à l’envers », comme l’appelle Alain Coulomb, ingénieur à l’Institut géographique national (IGN), qui en a la responsabilité complète depuis 1992, a été construit pour mesurer le zéro des cartes françaises.





La machine, véritable horloge, a été construite à Altona en 1884.

Pendant ses douze premières années, cet assemblage de pièces de cuivre, d’engrenages et de pignons protégés par un écrin de verre et de bois a mesuré scrupuleusement la hauteur de la mer. L’engin traçait des marégrammes sur des feuilles de papier de craie recouvertes d’huile du phare du Planier, au large de Marseille. Calculs faits, le zéro a été fixé, gravé dans le marbre ou plutôt dans les murs de l’Hexagone. 350 000 bornes dites du NGF (Nivellement général de la France) y sont depuis scrupuleusement entretenues par l’IGN.
 500 000 euros réinvestis
 Mais une fois cette mission « terrestre » initiale accomplie, à quoi peut bien servir un marégraphe planté au bord d’une mer sans marée ? « C’est vrai que dans les années 1980, on a pu craindre qu’il ferme, glisse Alain Coulomb. Nos collègues anglais et américains s’en inquiétaient, tant l’outil est unique. Heureusement, il n’en est plus du tout question désormais. »


Pendant ses douze premières années, cet assemblage de pièces de cuivre, d’engrenages et de pignons protégés par un écrin de verre et de bois a mesuré scrupuleusement la hauteur de la mer.

Avec les enjeux du changement climatique, le marégraphe, dans lequel l’IGN a réinvesti 500 000 euros prélevés sur son propre budget en 2006-2007, devient un outil stratégique. Sa machine horlogère, reliée par un câble de 8 mètres à un flotteur posé dans un puits d’1,90 mètre, lui-même alimenté par un tunnel de 8 mètres branché sur la Méditerranée, mesure scrupuleusement la hauteur de la mer non-stop depuis 130 ans.


Alain Coulomb, ingénieur à l’IGN, à côté du puits de 1,90 mètre où se situe le flotteur.

Tout a été fait pour éviter les erreurs : la galerie est garnie d’obstacles pour casser la houle et laisser le flotteur, 90 cm de diamètre, dans une tranquillité absolue. Verdict constaté depuis 1885 : le niveau de l’eau s’est élevé de 16 cm. « La mer monte, pas partout dans les mêmes proportions, et va continuer à monter, même si on interdisait demain les voitures et les usines », résume Alain Coulomb.
Un observatoire moderne 
 Ce constat fait, il faut savoir comprendre et anticiper les prochaines évolutions. Le marégraphe de Marseille, parfaitement complémentaire de l’altimétrie spatiale (par les satellites du réseau Topex-Poseïdon), a donc de l’avenir. Ses mesures sont intégrées au rapport du chercheur rochelais Guy Wöppelmann dans le cadre des travaux du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) présentés pour la prochaine Cop 21, la grande conférence sur le climat à Paris en décembre. « Le marégraphe est loin d’être un musée. C’est au contraire un observatoire moderne en parfait état de fonctionner, plaide son gestionnaire. Il faut plus que jamais continuer à mesurer pour comprendre l’évolution du climat. »


L’engin traçait des marégrammes sur des feuilles de papier de craie recouvertes d’huile du phare du Planier.

Grâce à sa machine construite à Altona, près d’Hambourg, par l’ingénieur allemand Reitz en 1884, l’outil est ainsi le seul des 400 marégraphes dans le monde à être dit « totalisateur », c’est-à-dire permettant de calculer aussitôt le niveau de la mer sur une période donnée sans avoir à faire les additions manuelles. Cela lui vaut d’être classé aux monuments historiques depuis 2002.
 Mieux que le numérique ?
 Le littoral français compte par ailleurs 46 marégraphes numériques appartenant au système Ronim (Réseau d’observation des niveaux de la mer) sous la responsabilité du Service hydrographique et océanographique de la Marine (Shom), à Brest.
Depuis 1998, Marseille a également le sien : grâce à un capteur radar, il envoie toutes les dix minutes ses mesures à Brest et au siège de l’IGN à Saint-Mandé (Île-de-France). Mais le numérique a ses failles. « Cela peut faire sourire, glisse Alain Coulomb, mais on s’est aperçu qu’il dérivait depuis quelques années et, il y a six mois, on a dû le recaler par rapport à notre bon vieil instrument du XIXe siècle. » Une horloge…

 
 

mercredi 30 septembre 2015

le voilier du vieux roi



L'ancien roi d'Espagne Juan Carlos aurait acquis récemment ce voilier de régate, 
de la classe des 6mJI, datant de 1929, en Finlande 



mardi 22 septembre 2015

l'avion de Great Exuma





Un astronaute de l'ISS prend une incroyable photo d'un avion au-dessus des Bahamas
Ils ont un sacré vue et ils en profitent. Perché à quelque 400 km au dessus de la terre, un astronaute de l'ISS (International Space Station ou Station spatiale internationale en français) a pris une remarquable photo de Great Exuma, la plus grande île de l'archipel Exuma, aux Bahamas.
Un cliché très impressionnant qui permet notamment d'apercevoir un avion de ligne passant au dessus de cette zone, une des plus reconnaissables pour les astronautes, selon la NASA. La photo est prise d'une telle hauteur qu'il faut zoomer pour apercevoir l'appareil.


mardi 15 septembre 2015

Cétacés en Mer des Baléares







Deuxième phase du projet de recherche Estemar par l'Asociación Tursiops au large des Baléares, constatant la présence de cachalots, rorquals communs, globicéphales, grands dauphins (tursiops), dauphins bleus et dauphins communs.
L'étude se fait sur toutes les saisons de l'année, en utilisant des hydrophones et un reprage visuel afin de comptabiliser les animaux à l'est des Baléares, d'en étudier leur comportement et définir, le cas échéant, des espaces protégés.




dimanche 13 septembre 2015

mercredi 2 septembre 2015

Ignacio, Kilo et Jimena, trio de cyclones du Pacifique



 Hurricane Kilo had maximum sustained winds of 215 kilometers (135 miles) per hour, according to an advisory issued by the Central Pacific Hurricane Center. The storm moved toward the north-northwest, and posed no hazards to land. Meanwhile, Hurricane Ignacio had similar sustained wind speeds that measured 220 kilometers (140 miles) per hour; this storm, however, was closer to the Big Island’s mainland and had the potential to produce damaging and life-threatening surf. Huricane Jimena, the easternmost of the three storms, carried maximum sustained winds of about 210 kilometers (130 miles) per hour, according to an advisory issued by the National Hurricane Center.